Comment faire des volets en bois : guide complet pas à pas
Les volets en bois restent une valeur sûre pour protéger une maison, améliorer son isolation et renforcer son charme extérieur. Bien choisis et correctement fabriqués, ils offrent une excellente durabilité, une bonne résistance aux intempéries et une esthétique chaleureuse impossible à égaler avec des matériaux purement industriels. Ce guide complet vous explique, étape par étape, comment fabriquer des volets en bois robustes, durables et conformes aux bonnes pratiques.
Vous découvrirez les types de volets en bois, les essences adaptées à l’extérieur, les dimensions à respecter, les outils nécessaires, ainsi qu’une méthode détaillée de fabrication et d’assemblage. Vous trouverez également des conseils de traitement, finition et entretien, ainsi que des réponses aux questions les plus fréquentes.
1. Comprendre les types de volets en bois adaptés à la fabrication maison
1.1. Les principaux types de volets
Pour un projet de fabrication maison, on se concentre presque toujours sur les volets battants en bois, car ils sont à la fois traditionnels, efficaces et réalisables avec de l’outillage courant.
On distingue notamment :
- Volets battants pleins : composés de lames verticales assemblées, renforcées par deux barres horizontales et une écharpe formant un « Z ». C’est la configuration la plus classique et la plus simple à fabriquer pour un bricoleur.
- Volets à lames verticales et barres/écharpes apparentes : grande robustesse, aspect rustique ou traditionnel, très répandus dans les régions rurales.
- Volets persiennés (ou à jalousies) : composés de lames inclinées permettant de laisser passer l’air et une partie de la lumière tout en protégeant du soleil. Leur fabrication est plus technique, car elle nécessite des découpes précises et des assemblages spécifiques pour les lames inclinées.
- Volets mixtes (pleins/persiennés) : partie basse pleine pour la protection et la sécurité, partie haute persiennée pour la ventilation. Ils exigent plus de précision mais restent accessibles aux bricoleurs confirmés.
Les volets roulants sont quant à eux constitués d’un tablier de lames qui s’enroule dans un coffre. Ils demandent des composants spécifiques (axe, coulisses, mécanisme) et ne sont généralement pas fabriqués entièrement soi-même en menuiserie bois. Dans le cadre de ce guide, on se concentre donc sur les volets battants extérieurs en bois massif.
1.2. Avantages des volets en bois massif
Le bois massif reste un excellent choix pour les volets extérieurs lorsqu’il est correctement sélectionné, dimensionné et protégé :
- Isolation thermique : le bois est naturellement isolant et contribue à réduire les pertes de chaleur en hiver et la surchauffe en été.
- Isolation acoustique : des volets en bois suffisamment épais amortissent efficacement les bruits extérieurs.
- Esthétique : le bois apporte un cachet authentique, s’adapte aux architectures traditionnelles ou contemporaines et se décline en de nombreuses finitions (lasure, peinture, aspect naturel).
- Réparabilité : un volet en bois se ponce, se rebouche, se renforce et se répare bien plus facilement que beaucoup d’autres matériaux.
Pour bénéficier de ces avantages, il est indispensable de choisir des essences adaptées à l’extérieur et un traitement approprié.
2. Choisir le bon bois pour des volets extérieurs durables
2.1. Essences de bois recommandées
Pour des volets extérieurs, il est important d’utiliser des bois classés pour un usage en menuiserie extérieure, généralement en classe d’emploi III ou IV, selon la norme en vigueur. Parmi les essences les plus couramment conseillées pour les volets :
- Résineux :
- Sapin ou épicéa (souvent vendus comme « sapin du Nord ») : économiques, faciles à travailler, mais nécessitent un traitement et un entretien réguliers.
- Pin (notamment pin traité autoclave) : bonne résistance lorsqu’il est traité, très répandu pour les volets standards.
- Douglas : naturellement plus durable que le sapin, adapté à l’extérieur avec un traitement adapté.
- Mélèze : essence résineuse réputée pour sa bonne tenue en extérieur, bonne alternative au sapin.
- Feuillus :
- Chêne : très durable, résistant, souvent utilisé pour les menuiseries extérieures traditionnelles, mais plus lourd et plus coûteux.
- Châtaignier : durable et naturellement résistant aux insectes, proche du chêne en usage extérieur.
- Bois exotiques (pour budgets plus élevés) :
- Teck, ipé, iroko : excellentes durabilités naturelles, très résistants à l’humidité, mais plus durs à travailler et souvent plus coûteux.
Des essences comme le frêne ou le merisier, bien qu’attrayantes en ameublement intérieur, ne sont généralement pas privilégiées pour des volets extérieurs car elles sont moins naturellement durables sans traitements renforcés. Mieux vaut privilégier un sapin, un pin traité, un douglas, un mélèze, un chêne ou un châtaignier.
2.2. Épaisseur et sections du bois
Pour obtenir des volets à la fois rigides, isolants et durables, l’épaisseur des lames est un paramètre clé :
- Pour des volets battants pleins, on utilise couramment des lames d’environ 25 mm d’épaisseur minimum.
- Dans le commerce, les volets en sapin du Nord présentent souvent des lames verticales d’environ 27 à 32 mm d’épaisseur selon les fabricants.
- En fabrication artisanale, des lames d’environ 22 à 28 mm peuvent être utilisées, en veillant à ne pas descendre en dessous d’une vingtaine de millimètres pour des volets de taille standard.
Les largeurs de lames varient généralement entre 90 mm et 150 mm, en fonction de l’esthétique souhaitée et des dimensions du vantail.
2.3. Traitement et classe d’emploi
Pour des volets exposés à la pluie, au soleil et aux variations de température, le bois doit être compatible avec un usage extérieur :
- Privilégier les bois de classe d’emploi III ou IV (bois naturellement durable ou traité).
- Pour les résineux non naturellement durables, prévoir un traitement autoclave ou un traitement fongicide et insecticide adapté.
- Protéger ensuite la surface avec une lasure de qualité extérieure ou une peinture microporeuse qui laisse le bois respirer tout en le protégeant de l’humidité et des UV.
3. Outils et quincaillerie nécessaires pour fabriquer des volets en bois
3.1. Outils de traçage et de mesure
- Mètre ruban et crayon pour les prises de cotes.
- Équerre de menuisier pour contrôler les angles droits.
- Niveau à bulle pour vérifier l’alignement lors de la pose.
3.2. Outils de découpe et de perçage
- Scie circulaire, scie sur table ou scie égoïne pour découper les lames à longueur.
- Scie sauteuse pour certaines découpes particulières (formes, arrondis, découpes de persiennes, etc.).
- Perceuse (à main ou à colonne) avec forets à bois pour les perçages de vis, tiges filetées et gonds.
- Éventuellement une défonceuse ou une toupie pour réaliser des rainures et languettes ou des profils spécifiques sur les lames.
3.3. Outils de serrage et de finition
- Serre-joints pour maintenir les lames en place pendant l’assemblage.
- Rabot (manuel ou électrique) pour corriger les petites différences d’épaisseur ou ajuster les chants.
- Papier abrasif ou ponceuse pour lisser les surfaces avant finition.
- Tournevis, clé coudée ou clé à douille pour serrer les vis de quincaillerie.
- Marteau pour les petites reprises, pointes éventuelles (même si l’on privilégie généralement les vis en extérieur).
3.4. Quincaillerie et accessoires
- Pentures (longues ferrures fixées sur le volet) et gonds à sceller ou à visser sur le mur.
- Paumelles de volet si l’on préfère ce type de fixation.
- Arrêts de volet (arrêts marseillais, espagnols, à paillettes, crochets, etc.) pour maintenir les volets ouverts.
- Verrous, targettes ou barre de sécurité intérieure pour renforcer la fermeture.
- Visserie en inox ou en acier galvanisé à chaud, pour éviter la corrosion.
- Le cas échéant, tiges filetées, écrous et rondelles pour certains types d’assemblages de lames.
4. Prise de mesures et dimensions des volets en bois
4.1. Mesurer le tableau de la fenêtre
Avant de couper la moindre lame, il faut relever précisément les dimensions de l’ouverture :
- Mesurez la hauteur du tableau (de l’appui de fenêtre jusqu’au linteau) en plusieurs points et retenez la cote la plus petite.
- Mesurez la largeur du tableau (de mur à mur) en haut, au milieu et en bas, et retenez la dimension la plus faible.
- Vérifiez l’aplomb et l’équerrage : dans une vieille maison, il est fréquent que l’ouverture ne soit pas parfaitement rectangulaire.
4.2. Jeux à prévoir pour le fonctionnement
Pour que les volets puissent s’ouvrir et se fermer sans frotter, il faut laisser un jeu de fonctionnement :
- En hauteur, prévoyez généralement quelques millimètres de jeu en haut et en bas (par exemple 3 à 5 mm) pour éviter les frottements dus aux petites déformations du bois ou aux irrégularités de l’appui.
- En largeur, laissez une marge entre le bord du volet et le tableau (souvent quelques millimètres par côté) et, si vous avez deux vantaux, un jeu au milieu pour qu’ils se croisent ou s’ajustent correctement.
Le dimensionnement précis dépendra des ferrures utilisées et des feuillures éventuelles. Il est recommandé de faire un plan côté avant de passer au débit.
5. Étapes détaillées pour fabriquer des volets en bois battants
5.1. Conception et plan du volet
Commencez par dessiner votre volet à l’échelle ou en vue schématique :
- Nombre de vantaux (un ou deux volets par fenêtre).
- Dimension finie de chaque vantail (hauteur et largeur).
- Nombre de lames verticales et leur largeur.
- Position des barres horizontales (généralement une en partie haute, une en partie basse).
- Position de l’écharpe (la pièce oblique formant un Z avec les barres), qui doit remonter du bas côté gond vers le haut côté opposé pour bien reprendre les efforts.
Vérifiez également le sens d’ouverture (volet gauche / volet droit) et l’emplacement des pentures.
5.2. Débit des lames verticales
Une fois le plan établi :
- Découpez les lames verticales à la longueur souhaitée (hauteur du volet en tenant compte des jeux en haut et en bas).
- Vérifiez que toutes les lames ont une épaisseur et une largeur constantes.
- Si vous réalisez vous-même l’assemblage par rainure et languette, passez les lames à la toupie ou à la défonceuse pour créer les profils (rainure d’un côté, languette de l’autre).
5.3. Assemblage des lames
Les lames verticales peuvent être assemblées de différentes manières :
- Rainure et languette : les lames s’emboîtent les unes dans les autres, ce qui limite les passages d’air et d’eau et améliore la rigidité.
- Bords droits simplement juxtaposés, maintenus par les barres et l’écharpe et éventuellement par des tiges filetées traversantes avec rondelles et écrous. Ce procédé est simple à mettre en œuvre.
Placez les lames côte à côte sur des tréteaux, alignez-les soigneusement et serrez-les à l’aide de serre-joints pour former un panneau bien jointif.
5.4. Découpe et positionnement des barres et de l’écharpe
Découpez ensuite :
- Deux barres horizontales par vantail, de la largeur du volet moins un léger jeu si nécessaire. Elles sont généralement positionnées à une certaine distance du haut et du bas (par exemple 15 à 20 cm).
- Une écharpe : pièce oblique qui relie la barre basse côté gonds à la barre haute côté opposé. Elle empêche le volet de « descendre » avec le temps.
L’écharpe doit être orientée de sorte que, lorsque le volet est fermé et vu de l’extérieur, elle « monte » du côté des gonds vers le côté de fermeture.
5.5. Fixation des barres et de l’écharpe
Plusieurs techniques d’assemblage sont possibles :
- Vis inox ou galvanisées fixant les barres et l’écharpe sur les lames verticales, depuis l’extérieur ou l’intérieur du volet. Veillez à pré-percer pour éviter d’éclater le bois.
- Tiges filetées traversant l’ensemble du volet (barres + lames) avec rondelles et écrous, particulièrement intéressantes pour des volets de grande largeur. Elles se placent généralement à proximité des barres.
- Dans des fabrications plus traditionnelles : assemblages à tenons et mortaises, chevillés, mais ce type de menuiserie exige plus de maîtrise technique et un outillage adapté.
Pour une fabrication de bricoleur expérimenté, l’association de lames rainurées/languettées et de barres/écharpe vissées avec vis inox constitue un excellent compromis entre simplicité et robustesse.
5.6. Finitions avant pose
Une fois le vantail assemblé :
- Égalisez éventuellement les chants latéraux au rabot ou à la scie, puis poncez les bords.
- Poncez les faces du volet avec un abrasif adapté (par exemple grain 80 puis 120) pour éliminer les échardes et préparer la surface à la finition.
- Dépoussiérez soigneusement avant d’appliquer les traitements et finitions.
6. Traitement, protection et finition des volets en bois
6.1. Traitements préventifs
Si le bois n’est pas déjà traité en profondeur en scierie, il est conseillé d’appliquer :
- Un traitement fongicide et insecticide pour protéger contre les champignons et les insectes xylophages.
- Un traitement spécifique pour les parties en aboutage ou en coupe de bois de bout, plus sensibles aux infiltrations d’eau.
6.2. Finition de surface
Deux grandes familles de finitions sont particulièrement répandues pour les volets extérieurs :
- Lasure extérieure :
- Met en valeur le veinage du bois.
- Existe en versions teintées ou incolores (mieux vaut une légère teinte pour une meilleure protection UV).
- À renouveler périodiquement, généralement tous les 3 à 7 ans selon l’exposition.
- Peinture microporeuse :
- Offre un large choix de couleurs.
- Protège efficacement contre l’humidité et les UV tout en laissant le bois respirer.
- Nécessite un bon égrenage et un dépoussiérage entre couches.
Dans tous les cas, il est recommandé d’appliquer au moins deux couches (souvent trois, avec une sous-couche ou primaire adapté au bois extérieur), en insistant particulièrement sur les extrémités des lames (bois de bout) et les zones d’assemblage.
7. Pose des volets en bois : ferrures, réglages et sécurité
7.1. Choix des ferrures
Pour fixer vos volets au mur, vous utiliserez principalement :
- Pentures : longues bandes métalliques fixées sur la face du volet (souvent la face extérieure), avec un œil qui vient se placer sur le gond.
- Gonds : scellés dans le mur ou vissés sur le tableau, ils supportent le poids du volet.
- Arrêts de volet : fixés sur la façade, ils maintiennent le volet ouvert (arrêt marseillais, espagnol, à bascule, etc.).
Choisissez des ferrures en acier galvanisé, en acier thermolaqué ou en inox pour résister à la corrosion. Adaptez la longueur et la section des pentures au poids du volet : des volets en chêne, par exemple, sont nettement plus lourds que des volets en sapin.
7.2. Préparation et pose des gonds
La pose commence par les gonds :
- Repérez la position des gonds haut et bas sur le tableau de la fenêtre, en veillant à ce qu’ils soient parfaitement alignés verticalement.
- Scellez ou vissez les gonds en respectant les recommandations du fabricant (chevilles adaptées au support, profondeur de scellement, etc.).
- Contrôlez l’aplomb des gonds pour éviter un voilement du volet une fois en place.
7.3. Fixation des pentures et réglages
Présentez ensuite le volet à blanc :
- Positionnez le vantail en place avec les jeux prévus en haut, en bas et sur les côtés (calez si nécessaire).
- Marquez l’emplacement des pentures sur le volet, généralement alignées sur les barres horizontales pour une meilleure répartition des efforts.
- Vissez les pentures avec des vis inox ou galvanisées, après perçage pilote si besoin.
- Accrochez les pentures sur les gonds et vérifiez le fonctionnement : le volet doit s’ouvrir et se fermer sans forcer ni frotter excessivement.
Terminez par la pose des arrêts de volets et des systèmes de verrouillage (verrou intérieur, targette, crémone, barre de sécurité si nécessaire).
8. Contraintes de poids, durabilité et sécurité
8.1. Poids et dimensionnement
Le poids d’un vantail dépend de l’essence utilisée, de son épaisseur et de ses dimensions. Un volet en chêne de grande taille sera nettement plus lourd qu’un volet en sapin plus petit. Il est donc important de :
- Adapter la section des pentures et des gonds au poids des vantaux.
- Prévoir un scellement ou une fixation renforcée dans des supports pleins (pierre, béton, brique pleine) ou des chevilles adaptées pour les supports creux.
- Éviter des volets excessivement larges en un seul vantail lorsque l’essence est lourde ; il peut être préférable de diviser en deux vantaux.
8.2. Sécurité et réglementation locale
Avant de lancer la fabrication, vérifiez certains points :
- Règlement d’urbanisme local (PLU) : certaines communes imposent des couleurs, des formes, des matériaux ou des types de volets (pleins, à barres et écharpes, persiennés, etc.), notamment en secteur protégé ou à proximité de bâtiments classés.
- Sécurité : pour améliorer la protection contre l’effraction, prévoyez des verrous intérieurs, des barres de sécurité ou des ferrures renforcées.
Respecter ces contraintes vous évitera d’avoir à modifier ou remplacer vos volets après coup.
9. Entretien des volets en bois : durée de vie et bons gestes
9.1. Fréquence d’entretien
La durée de vie d’un volet en bois dépend largement de la qualité du bois, de la finition et de l’entretien :
- Inspectez vos volets au moins tous les 2 à 3 ans : recherchez les zones où la finition s’écaille, les parties qui grisent, les infiltrations possibles.
- Pour une lasure, un simple rafraîchissement (nettoyage, léger ponçage, nouvelle couche) peut suffire régulièrement.
- Pour une peinture, prévoyez un entretien plus lourd lorsque la peinture s’écaille : ponçage, reprise des parties abîmées, application d’une nouvelle couche.
9.2. Petites réparations courantes
Au fil du temps, il est fréquent de devoir effectuer quelques retouches :
- Reprendre des points de rouille sur la quincaillerie non inoxydable (ponçage, antirouille, peinture adaptée).
- Remplacer des vis oxydées par des vis inox ou galvanisées.
- Reboucher de petites fissures dans le bois avec un mastic à bois extérieur avant de repeindre ou de relasurer.
10. Questions fréquentes sur la fabrication de volets en bois
10.1. Quelle essence de bois choisir pour un bon rapport qualité/prix ?
Pour un bricoleur qui recherche un bon compromis entre coût, facilité de travail et durabilité, le sapin du Nord traité, le pin traité autoclave, le douglas ou le mélèze sont généralement de très bonnes options. Ils sont moins chers et plus légers que le chêne tout en offrant une bonne tenue en extérieur avec un traitement adapté.
10.2. Quelle épaisseur pour des volets solides ?
On recommande le plus souvent une épaisseur minimale d’environ 25 mm pour des volets battants destinés à la protection et à l’isolation. Des épaisseurs entre 25 et 32 mm sont très courantes pour des volets robustes de menuiserie extérieure.
10.3. Peut-on fabriquer soi-même des volets persiennés ?
Oui, mais la fabrication de volets persiennés est plus technique que celle des volets pleins. Elle nécessite des gabarits précis pour les lames inclinées, des assemblages plus complexes et un temps de réalisation plus long. Pour un premier projet, il est souvent conseillé de commencer par des volets battants pleins à barres et écharpe.
10.4. Faut-il traiter le bois avant ou après l’assemblage ?
L’idéal est souvent de traiter certaines pièces avant l’assemblage (au moins les chants et le bois de bout, plus vulnérables) puis de compléter le traitement et la finition après l’assemblage. Cela permet une meilleure protection dans les zones difficiles d’accès une fois le volet monté.
10.5. Quel est le coût approximatif du bois pour fabriquer des volets ?
Le coût dépend de l’essence, des sections choisies et de la qualité du bois. À titre indicatif, des lames de pin, de chêne ou de douglas traités peuvent se situer dans une fourchette de prix de l’ordre d’une quinzaine à une vingtaine d’euros (voire davantage) par mètre linéaire selon les dimensions et la gamme choisie. Le prix global par volet dépendra donc directement de ses dimensions et de la surface totale de bois utilisée.
11. Erreurs à éviter lors de la fabrication de volets en bois
- Utiliser une essence non adaptée à l’extérieur sans traitement suffisant, ce qui réduira fortement la durée de vie du volet.
- Négliger les jeux de fonctionnement autour du volet, entraînant des frottements, des blocages ou des déformations.
- Oublier l’écharpe ou la positionner dans le mauvais sens, laissant le volet se déformer progressivement sous son propre poids.
- Employer de la visserie non protégée (acier brut), qui rouillera rapidement et pourra tacher le bois.
- Appliquer une finition non adaptée (peinture non microporeuse, lasure intérieure, etc.), conduisant à des cloques et à un vieillissement prématuré.
12. Conclusion : réussir ses volets en bois, du choix du bois à la pose
Fabriquer ses propres volets en bois est un projet accessible à un bricoleur soigneux, à condition de respecter quelques principes essentiels : choisir une essence adaptée à l’extérieur, dimensionner correctement les lames et l’assemblage, prévoir les jeux nécessaires pour le fonctionnement, sélectionner une quincaillerie de qualité et appliquer une finition protectrice adaptée aux menuiseries extérieures.
En suivant les étapes détaillées de ce guide – prise de mesures, choix du bois, découpe, assemblage, traitement, pose et entretien – vous pourrez réaliser des volets en bois solides, esthétiques et durables, parfaitement adaptés à votre maison et à votre style. Avec un peu de temps, de méthode et les bons outils, vos volets deviendront un véritable atout esthétique et fonctionnel pour votre façade.
